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Citons-precis.com/citations

Le perroquet, le Perchoir et la politique

14 Août 2015 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #pensées poétiques, #mesaphorismes

Sources Wikipédia CC BY_SA 3.0 : à gauche P.Giabbanelli (Ara), à droite Chuck 624Sources Wikipédia CC BY_SA 3.0 : à gauche P.Giabbanelli (Ara), à droite Chuck 624

Sources Wikipédia CC BY_SA 3.0 : à gauche P.Giabbanelli (Ara), à droite Chuck 624

Le perroquet, le Perchoir et la politique

Mots-clefs : perroquet, perchoir, Perchoir, politique, politiciens, Assemblée nationale, Chambre des députés, Hémicycle.

Deux aphorismes...

A l’Assemblée, les élus décorés sont plus nombreux que les élus distingués.

DC

En politique, la porte du fair-play n’est jamais ouverte. Sauf par ceux qui en sortent !

DC

Insultes et noms d'oiseaux

C'est le cas de le dire ! Notre République n'est pas avare en insultes, invectives, sarcasmes de mauvais goût, plaisanteries de corps de garde, sous-entendus racistes ou machistes.

La IVème République est loin d'être exempte, également, des "insultes en Chambre".

Mais ce ne sont que douceurs et aimables paraboles si l'on se réfère aux us de la IIIème ! .

L'article " Les insultes en politique " (voir la source ci-dessous) souligne leur prolifération, avec des gouvernements de crise permanente et " dans un climat de haine factieuse et de délires antisémites qui aboutira aux déchirements de l’affaire Dreyfus. Crève donc, chien ! lance un opposant au ministre Molé. Adolphe Thiers est un crapaud venimeux ; Aristide Briand, un excrément ; et Édouard Herriot une bouse de vache – car depuis l’apostrophe de Napoléon à Talleyrand : Vous êtes de la merde dans un bas de soie, la scatologie est utilisée sans vergogne...Il ne se passait guère de séance sans que "la pourriture impériale" s’en prenne au "fumier républicain", avec des appels au meurtre à peine déguisés. Et, de fait, Carnot, Paul Doumer et Jaurès furent tour à tour assassinés ".

Quand ce n'est pas dans l'Hémicycle que se répand le vomi politicien, on s'y exerce dans les discours et surtout dans la presse. On n'y insistera pas.

Les hommes politiques, heureusement, savent aussi manier, aux dépens de leurs "confrères", l'humour en lieu et place de l'insulte. Et cet humour peut être féroce !

Un prix créé en 1988 à l'initiative de Charles Hernu, ministre de la Défense, et organisé par la presse politique, s'efforce, depuis, de valoriser ces prises de parole ou d'écriture. L'article cité évoque à ce sujet les trouvailles " d’un maître en sarcasmes, le député des Hauts-de-Seine et maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini. Florilège.

Sur la Première ministre Édith Cresson : À force de baisser dans les sondages, elle finira par trouver du pétrole. Sur Pierre Arpaillange, grand commis d’État mais malheureux garde des Sceaux : Saint Louis rendait la justice sous un chêne, Arpaillange la rend comme un gland. Sur François Hollande : La présidentielle, il y pense en nous rasant. Et sur Bernard Kouchner : Un tiers-mondiste, deux tiers mondain ".

" Drôlerie des mots et alacrité du style, la polémique redevient un art littéraire "., conclut l'article avec...humour !

Source : " De l'insulte en politique ", Jeune Afrique, Décembre 2013.

http://www.jeuneafrique.com/135055/politique/de-l-insulte-en-politique/

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