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Citons-precis.com/citations

Jacques-Bénigne BOSSUET en 16 CITATIONS : en voilà un qui n'a jamais perdu l'Oraison !

13 Mai 2018 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #gens connus

 

Mots-clefs : Bossuet, Oraison, sermon, théologie, prédication, orateur, Aigle de Meaux, citations.

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Jacques-Bénigne Bossuet, par Hyacinthe Rigaud, Wikipédia CC.

Jacques-Bénigne Bossuet, par Hyacinthe Rigaud, Wikipédia CC.

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Brève biographie

Le site ci-dessous  nous a fourni les éléments principaux de la vie et de l'oeuvre de Bossuet.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Bénigne_Bossuet#Évêque_de_Meaux

 

Prédicateur, théologien, écrivain et immense orateur, Jacques-Bénigne Bossuet est né à Dijon en 1627 d'une famille de magistrats. Destiné à  la prêtrise, ses parents l'envoient à Paris, au Collège de Navarre, où il suit un cursus de théologie et de philosophie. Dans la capitale, il mène d'abord une vie mondaine. Mais ses contemporains rapportent qu'il est soudain pris d'une véritable et profonde "conversion" religieuse. Dès lors, le prêtre puis le prélat Bossuet, même durant les longues années qu'il passera à la Cour, se consacrera totalement à la religion, à la théologie, au catholicisme et à sa défense, parfois véhémente et brutale.  

C'est en 1652 qu'il obtient son doctorat de théologie et est ordonné prêtre. Il démarre sa carrière ecclésiastique dans l'est du pays, à Sarrebourg et Metz; mais se rend souvent à Paris, où il prononce déjà des sermons qui lui confèrent une certaine réputation. A ce titre, il est reçu à la Cour. En 1669, il est nommé évêque de Condom dans le Gers, mais il est réclamé à Versailles où Louis XIV lui confie la charge de précepteur du Dauphin Louis, fils du roi et de Marie-Thérèse. Il assurera ce rôle, bien que peu apprécié de son illustre élève pour ses talents pédagogiques, jusqu'en 1680, année du mariage du Dauphin.

En 1681, Bossuet est nommé évêque à Meaux. Dans cette ville, il continue son activité de prédicateur et de théologien. C'est à cette époque qu'il publie son Discours sur l'histoire universelle, sorte de fresque temporelle depuis la création, où il s'interroge sur les volontés de Dieu dans l'évolution des sociétés et le rôle attribué à l'Eglise catholique. Durant son sacerdoce, il se montre rude avec les protestants, tant dans la controverse doctrinale que dans les mesures pratiques qu'il prend contre la communauté. Sa mission ne l'empêche pas de se mêler des affaires du catholicisme au niveau du royaume. Lors de l' Assemblée du clergé de 1682, il prend fait et cause pour le roi contre le Pape : la déclaration dite des Quatre Articles qu'il rédige fixe en effet les contours de l'Eglise gallicane de France et les limites de l'autorité papale sur celle-ci. Ce qui n'empêche pas Bossuet de se heurter au souverain sur d'autres sujets, tels sa politique envers les pauvres et les moeurs des privilégiés.

C'est Voltaire qui gratifiera Bossuet à cette aune du fameux surnom d'Aigle de Meaux (que notre évêque ne connaîtra pas de son vivant) : cet oiseau est le seul en effet à être capable de voler face au soleil sans être ébloui, comme cet évêque insolent qui ne craint pas de faire des remontrances au Grand Roi lui-même ! (*)

(*) Cf. lr : http://www.leparisien.fr/.../pourquoi-bossuet-etait-surnomme-l-aigle-de-meaux-01-08-2012...

Sermons et oraisons.

Bossuet aurait composé quelque 500 sermons au long de sa vie. Seuls 200 nous sont parvenus, car l'Aigle de Meaux, prenait simplement des notes et improvisait beaucoup, sans tenir ce type d'oeuvre pour de la littérature. Il y révèle surtout ses talents d'orateur incomparable. En revanche, les Oraisons funèbres qu'il compose sont des textes aboutis, d'une grande qualité de style et d'émotion. On en compte dix, par exemple sur Henriette d'Angleterre, Marie-Thérèse d'Autriche, le Grand Condé...

Bossuet meurt à Paris en 1704.

Le livre des Oraisons

Jacques Truchet et Thérèse Goyet, avec le rôle d'éditeurs scientifiques, ont réuni et publié chez Gallimard en 2004 le texte des Oraisons. Le beau résumé ci-dessous fournit quelques éléments de lecture sur l'oeuvre.

Résumé :

Bossuet

Bossuet a composé sa première oraison funèbre à vingt-huit ans (1655). Il y en a eu dix, l'auteur a publié les six dernières, consacrées à de grands personnages, en 1689, à l'époque du plein épanouissement de sa personnalité. Ce genre a connu un immense développement (et n'est pas complètement mort). Il a ses règles: l'orchestration du deuil, expression de la douleur et déploration, en un temps où on aimait les émotions collectives. Puis l'éloge du défunt, cher à l'orateur comme à son public et la volonté d'instruire les fidèles dans l'art de bien mourir; enfin, des questions d'actualité, parfois brûlantes. Si Bossuet triomphe dans ce genre, ce n'est pas seulement par la magie du style, mais aussi parce qu'il a affaire à des personnages de premier plan, qu'il a bien connus; sa douleur est personnelle; il ne cache pas son émotion. La mort, selon Bossuet, démasque tous les vices: ce qui compte, c'est l'immortalité.

https://www.babelio.com/livres/Bossuet-Oraisons-funebres/65305

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Les citations

 

- L'envie n'a pas le courage assez bon pour chercher la véritable grandeur, mais elle tâche de s'élever en abaissant les autres.

- L'amour propre dore si bien nos vices que nous les prenons pour des vertus.

- La réflexion est appelée l'oeil de l'âme, parce que l'acte direct n'étant le plus souvent assez aperçu, la réflexion en l'apercevant l'affermit avec connaissance, et comme par un jugement confirmatif.

- Toute erreur est fondée sur quelque vérité dont on abuse.

- Le bonheur humain est composé  de tant de pièces qu'il en manque toujours.

- Le temps découvre les secrets, le temps confirme les bons conseils.

- L'imagination aide beaucoup l'intelligence.

 

" Il y a toujours quelque chose en nous que l'âge ne mûrit pas. " (Bossuet)

" Il y a toujours quelque chose en nous que l'âge ne mûrit pas. " (Bossuet)

 

- Il faut laisser le passé dans l'oubli et l'avenir à la providence.

- Qui sait le passé peut conjecturer l'avenir.

- La clémence est autant agréable aux hommes qu'une pluie qui vient sur le soir, ou dans l'automne, tempérer la chaleur du jour ou celle d'une saison brûlante, et humecter la terre que l'ardeur du soleil a desséchée.

- Le médisant, à force de parler, croit tout à fait ce qu'il ne croyait qu'à demi.

- Le bon usage de la liberté, quand il se tourne en habitude, s'appelle vertu; et le mauvais usage de la liberté, quand il se tourne en habitude, s'appelle vice.

- Le gouvernement est un ouvrage de raison et d'intelligence.

- Ce qui est hasard à l'égard des hommes est dessein à l'égard de Dieu.

- Dieu veut que nous vivions au milieu du temps dans l'attente perpétuelle de l'éternité.

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Fénelon (1651-1715), portrait par Joseph Vivien, image Wikipédia CC) : l'archevêque de Cambrai s'opposa à Bossuet et au roi au plan de la doctrine théologique. 

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VOIR OU REVOIR AUSSI :

Horacio Nelson

Un article de décembre 2016 :

L'histoire revisitée par les aphorismes (apocryphes) : l'Amiral Nelson

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