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Citons-precis.com/citations

Michel Audiard nous parle des ...cons, en une vidéo et un florilège de citations !

6 Avril 2020 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #gens connus

 

Mots-clefs : con(s), connasse, connerie, connard, insulte, citations.

°°°

il y a 5 ans, Audiard et les cons, Génie Desalpages.

L'origine du mot et ses dérivés

 

Le mot provient du latin "cunnus", qui désigne une gaine, un fourreau, et par analogie la vulve féminine. Sous l'Empire romain, le terme n'est pas vulgaire, mais il se "sexue" progressivement, notamment dans la littérature érotique du temps.

Au Moyen-Age, la tradition populaire relie aussi le "con" aux termes "con(n)in et con(n)il, désignant le lapin (lequel creuse des galeries), qui vient du latin "cuniculus". On notera que l'élevage du lapin se nomme "cuniculture".

Au fil du temps, associé à la désignation péjorative du "sexe faible" et à la mysoginie ambiante, le mot commence à s'employer dans un sens vulgaire, dépréciatif ou injurieux. Le XIXème siècle s'en fait le triste propagandiste, avec ses divers dérivés adjectivaux ou attributs : connard, connasse (prostituée, au XIXème siècle), connerie, déconner, "il (elle) est con"...

On observe cependant des degrés dans l'usage entre la méchanceté et l'insulte (c'est vraiment un sale, un méchant con !), l'ironie dénuée de méchanceté (mon dieu, qu'il est con !), pour se moquer de la sottise ou de la naïveté, et la familiarité de langage empreinte de cordiale gentillesse, dans ses formes méridionales (Oh, con, tu la joues ta boule, oui ou m...).

Pour en revenir à la référence féminine, il est un auteur qui s'en émeut en la personne de Michelet :

"C'est une impiété inepte d'avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse ? Mais nous sommes si heureux qu'elles soient faibles. C'est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l'homme."

L'histoire ne dit pas s'il a été traité de "con" pour cette prise de position ! 

Enfin, la source ci-dessous fournit d'intéressantes précisions s'agissant des patronymes "conne", "connard", "connart" : ils viendrait du germanique "con(hardt)", signifiant "brave", "dur". Sans référence, donc, avec la racine latine.

Une "revanche" du sexe prétendument fort, dont les porteurs de ces noms pourraient se prévaloir !

 

Daniel Confland

 

Source principale : https://fr.wikipedia.org/wiki/Con

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Parmi les citations d'Audiard pas c....s du tout !

 

Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît.

(Les tontons flingueurs, Georges Lautner)

 

- J'ai divisé la société en deux catégories : mes amis ou mes cons à moi et les cons des autres que je ne supporte pas.

( "Audiard par audiard", Michel Audiard)

 

- Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord...mais ça vole.

( Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, film réalisé par Michel Audiard)

 

"Je ne parle pas aux cons, ça es instruit." (Michel Audiard)

"Je ne parle pas aux cons, ça es instruit." (Michel Audiard)

 

- Un con, ça ne se définit pas. On ne peut que donner des exemples.

(Michel Audiard, citation biographique)

 

- L'été, les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres sont en voiture un peu partout.

(Michel Audiard, citation biographique)

 

- Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner.

(Le Pacha, Georges Lautner)

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Con

Con provient de l'étymon latin cunnus3 (« gaine, fourreau », par analogie le sexe de la femme). Le terme ne semble pas vulgaire, au contraire :

nam fuit ante Helenam cunnus taeterrima belli
causa, sed ignotis perierunt mortibus illi,
quos venerem incertam rapientis more ferarum
viribus editior caedebat ut in grege taurus.

— Horace, Satires, I, 3

« Car la femme, bien avant Hélène, fut une terrible cause de guerre ; ils périrent d'une mort inconnue ceux qui, emportant une femme disputée, étaient sauvagement égorgés par un plus fort, comme le taureau au milieu du troupeau. »

— Satires, I, 3

 

Chez Martial, auteur licencieux, le mot a clairement un sens sexuel :

Accessi quotiens ad opus mixtisque movemur
Inguinibus, cunnus non tacet, ipsa taces.
Di facerent, ut tu loquereris et ille taceret:
Offendor cunni garrulitate tui.
Pedere te mallem: namque hoc nec inutile dicit

— Martial, Épigrammes, VII, 18

« Toutes les fois que j'entame avec toi la douce affaire, et que nous agitons nos corps voluptueusement entrelacés, ton vagin fait grand bruit, et tu te tais. Plût aux dieux que tu parlasses et qu'il se tût ! je suis scandalisé de son babil. »

— Épigrammes, VII, 18

 

Quel que soit l'étymon indo-européen (voir ci-dessous), il semble que la dérivation se soit faite comme pour sexus qui est passé du sens général « genre, catégorie de gens », « sexe fort ou faible », à celui de « sexe, organe sexuel ». Les langues romanes ont gardé la mémoire de cette acception neutre en ce qui concerne cunnus[réf. souhaitée].

En castillan par exemple, coño (« con »), est moins vulgaire que le mot français4. En portugais, cona n'est utilisé comme insulte que quand il est adressé à une femme de mauvaises mœurs, et, moins souvent, d'intelligence limitée — ce dernier usage est un gallicisme d'importation récente.

Vers le xixe siècle, le vocable français prend un sens figuré injurieux et se met en place une construction adjectivale. L'emploi était alors misogyne, exploitant l'impuissance et la passivité du sexe féminin de l'imaginaire collectif. Aujourd'hui, l'absence fréquente d'accord en position d'attribut ou d'apposition (par exemple Elle est con.) rappelle l'origine nominale de l'expression, sans qu'il soit toutefois fait référence, pas plus qu'en latin, à la vulve3.

Une tradition populaire5 rattache con au terme con(n)in ou con(n)il6, qui désignait en ancien français le lapin7, dérivé du latin cuniculus6. On retrouve cette racine dans le castillan conejo, le catalan conill, l'italien coniglio, l'ancien occitan conilh, le breton konifl, l'alsacien Kénjele, le néerlandais konijn ou l'allemand Kaninchen. Le terme cuniculture (ou cuniculiculture) désigne l'élevage des lapins.

Lien avec leurs équivalents germaniques

La parenté indo-européenne avec kut (néerlandais) et cunt (anglais) n'est pas établie8.

Cunnus proviendrait en effet en proto-indo-européen soit de *kust- (« intestin, rein, vessie »)9, soit de *skerǝ- (« couper »)10,11, soit de * (s)keu- (« cacher »)12 qui nous donne aussi cul, via le latin culus.

Les origines possibles de l'étymon germanique *kunton donnant cunt sont : *gwneH2/guneH2 (femme, cf. gynécologie, queen) soit *gen/gon (créer, devenir, cf. génétique, gamète) ou bien *geu- (creux, cavité)9,10 d'après la loi de Grimm. Toutefois certains relient le *kunton au latin cuneus (« coin »), un cognat possible de cunnus/con10.

Mots dérivés

Le dérivé déconner avait jusqu'à la fin du xixe siècle le sens premier de se retirer13, sens qu'il a complètement perdu aujourd'hui. Son contraire enconner, signifiant pénétrer vaginalement, composé sur le même mode qu'enculer, est aujourd'hui pratiquement désuet et réservé à la littérature érotique.

Connard est formé par suffixation avec l'affixe péjoratif -ard mais il est possible que le mot ait été influencé par cornard ; il n'a, lui, qu'un sens uniquement figuré. Connasse, en revanche, désignait au départ et jusqu'au xxe siècle une prostituée de bas étage ou inexperte. Son sens figuré de femme sotte est attesté dès le xixe siècle14. Conneau et ses variantes graphiques connaud et connot, synonymes de connard, sont devenus obsolètes au cours du xxe siècle.

Les autres dérivés modernes, utilisés dans le sens figuré uniquement sont : déconnage et déconne pour l'action de débiter ou faire des sottises, déconneur pour celui qui aime à les dire ou à les faire, connement en tant qu'adverbe et connerie pour chose stupide ou sans intérêt.

Le mot connard, dérivé de con, écrit sur le sable.
 
Le mot connard, dérivé de con, écrit sur le sable.

Les patronymes « Conne », « Connard », « Connart » et variantes n'ont aucun rapport étymologique avec le mot « con » : en Europe continentale, ils proviennent du germanique con(hardt) signifiant « brave et dur » (à rapprocher du néerlandais koen, « courageux » et de l'anglais hard, « dur »)15,16. Chez les personnes d'origine irlandaise, Connard et Connart sont des dérivés de Connacht16.

Usage ancien

Jusqu'aux débuts du xxe siècle le mot avait une connotation particulièrement vulgaire en particulier dans son acception physiologique ; il n'était employé dans des écrits publics que pour mieux enfoncer :

« Ces mégères révolutionnaires, qui pissent à con béant sur les cadavres des gens qu'elles ont égorgés17. »

La bassesse du vocable est toutefois déplorée par Jules Michelet qui indique :

« C'est une impiété inepte d'avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse ? Mais nous sommes si heureux qu'elles soient faibles. C'est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l'homme18. »

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