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LAMARTINE : une sélection de 20 de ses citations et de trois aspects de sa vie

22 Juin 2020 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #gens connus

 

Tags : lamartinien - poésie - romantisme - Méditations - citations.

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Alphonse de Lamartine e, 1831, par François Gérard, Wikipédia CC.

 

20 citations d'Alphonse de Lamartine, parmi les plus belles

 

L'égoïsme et la haine ont seuls une patrie, la fraternité n'en a pas ! 

- Il y a des amitiés foudroyantes qui fondent les âmes d'un seul éclair. 

- La parole, sublime et divin phénomène, mystère où dans un son s'incarne l'âme humaine. 

- La poésie est la langue de tous les âges de l'humanité, naïve et simple au berceau des nations, conteuse et merveilleuse comme la nourrice au chevet de l'enfant. 

- Religion, politique, philosophie, systèmes, l'homme a prononcé sur tout, il s'est trompé sur tout ; il a cru tout définitif, et tout s'est modifié ; tout immortel, et tout a péri ; tout véritable, et tout a menti ! 

- L'homme n'a rien de plus inconnu autour de lui que l'homme même. 

- Le paresseux s'assied, l'impatient devance. 

- Dieu fit l'esprit sans bornes pour comprendre. Et sans bornes pour espérer?

 

LAMARTINE : une sélection de 20 de ses citations et de trois aspects de sa vie

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- Il y a plus de génie dans une larme que dans tous les musées. 

- Le désir et l'amour sont les ailes de l'âme. 

- Vouloir c'est faire, exister c'est produire ! 

- Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que les mêmes joies. 

- Une conscience sans Dieu, c'est un tribunal sans juge. 

- Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?

 

 

- L'égoïste est né pour lui seul, l'homme collectif est né pour ses semblables.

- Je lis dans l'avenir la raison du présent.

- Rien n'est vrai, rien n'est faux ; tout est songe et mensonge, Illusion du cœur qu'un vain espoir prolonge. Nos seules vérités, hommes, sont nos douleurs.

- Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.
 
"L'homme trop jeune est incapable d'aimer ! Il ne sait le prix de rien.  L'homme ne connaît le vrai bonheur qu'après l'avoir perdu ! (Lamartine)

"L'homme trop jeune est incapable d'aimer ! Il ne sait le prix de rien.  L'homme ne connaît le vrai bonheur qu'après l'avoir perdu ! (Lamartine)

 

Trois traits biographiques de Lamartine

 

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine (1790-1869)  est l'un de plus célèbres représentants du courant romantique de la poésie française. Mais la qualité de poète ne suffit pas à décrire sa personnalité multiple. Petit noble d'une famille bourguignonne, il s'est d'abord complu dans l'oisiveté et les voyages, tout en sacrifiant à son art fait d'observation de la nature et de l'homme, sans omettre un fort sentiment religieux, très présent dans son œuvre. Lamartine s'est aussi essayé au roman et à dramaturgie. Mais il s'est aussi fait connaître comme homme politique de premier plan, d'abord monarchiste contre Napoléon, puis l'un des adeptes engagés de la monarchie de juillet, et enfin républicain à l'avènement de la seconde République. Entre 1833 et 1851, il est élu et réélu à la députation. En 1848, il fait partie du gouvernement provisoire républicain comme ministre des affaires étrangères. Depuis toujours en lutte contre l'esclavage, c'est lui qui signe le décret d'abolition en avril 1848. En décembre , il se présente aux élections présidentielles contre Louis-Napoléon Bonaparte, et n'obtient qu'un score de moins de 0,3%. Il se retire de la vie politique à l'avènement de Napoléon III.

Parmi les sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_de_Lamartine

 

Lamartine, le "planqué " de la conscription

Farouche opposant à Napoléon et à ses guerres incessantes, le père d'Alphonse refuse le régime de la conscription en général et celle qui amènerait normalement son fils à s'engager. Aussi rémunère-t-il d'abord trois jeunes gens pour le remplacer, puis, comme cela ne suffit pas avec le temps, il le fait nommer maire de la commune bourguignonne de Milly, que la famille habite, et bien qu'il n'ait pas l'âge requis pour la fonction.

Lamartine, garde du corps royal

Après la chute d Napoléon et le retour des Bourbons, le père Lamartine intrigue de nouveau en faveur de son fils auprès du pouvoir royal  auquel il est resté fidèle. Son ardeur paternelle est récompensée et le fringant Alphonse intègre en juillet 1814 la prestigieuse Garde royale, qui vient juste d'être réorganisée. Il faut tout une série de qualités familiales, morales et physiques pour y être admis, et en particulier une taille respectable pour l'époque de 5 pieds, 6 pouces, soit 1,787 ! Pendant les Cent jours, Alphonse se refuse à suivre le roi dans sont nouvel exil et se réfugie en Suisse. Il donnera sa démission de la Garde en 1815 après Waterloo.

Source : ww.france-pittoresque.com/spip.php?article7557

Lamartine, défenseur de l'alimentation végétarienne.

Alphonse tient de sa mère fervente végétarienne ce rejet de l'alimentation carnée, qu'il observera tout au long de ses jeunes années. Son goût de la nature et des créatures animales lui font détester tout ce qui a trait à la cruauté de l'abattage des bêtes de boucherie et à l'étalage sanguinolent des morceaux de viande dans les échoppes. Même si la vie en société l'amènera à accepter une nourriture plus diversifiée, ce tropisme végétarien se retrouve dans son œuvre en vers comme en prose. Ainsi cette référence à l'éducation maternelle (Les Confidences, 1849) :

"Physiquement, cette éducation découlait beaucoup de Pythagore et de l’Emile. Ainsi, la plus grande simplicité de vêtement et la plus rigoureuse frugalité dans les aliments en faisaient la base. Ma mère était convaincue, et j’ai gardé à cet égard ses convictions, que tuer les animaux pour se nourrir de leur chair et de leur sang est une des plus déplorables et des plus honteuses infirmités de la condition humaine ; que c’est une de ces malédictions jetées sur l’homme soit par sa décadence à une époque inconnue, soit par l’endurcissement de sa propre perversité."

{...]

"Elle citait, à l’appui de ces idées d’abstinence, les populations innombrables, douces, pieuses de l’Inde qui s’interdisent tout ce qui a eu vie, et les races fortes et saines des peuples pasteurs et même des populations laborieuses de nos campagnes qui travaillent le plus, qui vivent le plus innocemment et les plus longs jours, et qui ne mangent pas de viande dix fois dans leur vie."

{...]

"L’idée de ces scènes horribles et dégoûtantes, préliminaires obligés d’un de ces plats de viande que je voyais servis sur la table, me fit prendre la nourriture animale en dégoût et les bouchers en horreur. Bien que la nécessité de se conformer aux conditions de la société où l’on vit m’ait fait depuis manger tout ce que le monde mange, j’ai conservé une répugnance raisonnée pour la chair cuite, et il m’a toujours été difficile de ne pas voir dans l’état de boucher quelque chose de l’état de bourreau."

« Je ne vécus donc, jusqu’à douze ans, que de pain, de laitage, de légumes et de fruits. Ma santé n’en fut pas moins forte, mon développement moins rapide, et peut-être est-ce à ce régime que je dus cette pureté de traits, cette sensibilité exquise d’impressions et cette douceur sereine d’humeur et de caractère que je conservai jusqu’à cette époque. »

Source :  ww.france-pittoresque.com/spip.php?article8191

 

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