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Citons-precis.com/citations

La citerne, l"orage et le désespoir...Ma pensée poétique du jour

24 Février 2019 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #pensées poétiques

 

De la citerne en tôle, objet de cette histoire, et des avatars linguistiques de la tôle

 

Tôle : "Mince plaque de fer ou d'acier obtenue par laminage", nous disent les dictionnaires. Ils nous parlent de tôle ondulée, de tôle, de gouttière en tôle, et de réservoir ou de citerne, aussi. Le tôlier est un spécialiste en carrosserie automobile. Ils évoquent aussi la tôle correspondant à de la neige durcie, connue des montagnards.

Mais dans cette énumération, il ne faudrait surtout pas omettre les correspondances populaires entre les mots tôle et taule, taulier et tôlier. 

Les premiers désignent tout aussi bien une chambre, une maison y compris une maison close, l'entreprise, un lieu de travail, et évidemment la prison. Les seconds ciblent tous les propriétaires, tenanciers et gardiens des premiers.

Daniel CONFLAND

Source : CNRTL/Centre national de ressources textuelles et lexicales textuelles et lexicales du CNRS.

 

Cet article,sauf le commentaire ci-dessus qui a été rajouté, est paru une première fois en avril 2017 sous le titre :"La tôle, ce n'est plus ce que c'était ! Ma pensée poétique en forme de citerne..."

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L'image

La citerne, l"orage et le désespoir...Ma pensée poétique du jour

Le texte

 

La tôle, c’est plus ce que c’était… 
 
 
C’est une petite citerne, la tôle toute rouillée /Au milieu de nulle part, si, en Arizona /Sous un soleil de plomb qui darde ses rayons / Comme dit le dépliant sur ces lieux désolés. /Donc on attend l’orage, le miracle de Zeus /Car on n’a pas vu gouttes, de mémoire de cactus, /C’est sidérant, depuis des lustres et des lustres. /Et les lustres, c’est long, même quand c’est éteint. /Proche de la citerne, se trouve une éolienne /Qui grince sans servir, un ranch qui se délabre /Déserté de ses maîtres. Ils sont partis en ville /Sans doute faute d’eau, ont vendu leur troupeau  /Peu  à même de brouter dans les zones urbaines. /Plus que quelques chevaux,  tapis sous le capot. /Mais soudain quésaco ? Un vent hurlant se lève/ Des nuages d’ébène envahissent le ciel/ Des zébrures électriques vont se multipliant.C’est sûr, l’orage approche, en fait déjà il gronde /Un déluge s’abat, un vrai, des plus bibliques. /Il dure, et dure encore, il pleut des jours durant /Ce qui ne s’était  vu de mémoire de citerne /Depuis des lustres et des lustres, etc. /La cuve se remplit, et ce n’est pas vraiment d’aise/D’abord jusqu’à moitié puis jusqu’à déborder/ L’eau engorge le sol fragilisant l’assise Du trépied de métal. Sous le poids du liquide /Le réservoir gémit, gonfle puis se gondole /Va se désagrégeant et tout à coup explose /En un vacarme absolument assourdissant/Une morale s’impose à cette triste fin : /Des fois on fait le plein, mais on ne va pas loin ! 

 

°°°


 
 

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