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Citons-precis.com/citations

DE LA POLITIQUE ET DES POLITICIENS : un calendrier chargé en 2017, un nouvel article en deux parties sur Citons-precis.com ; 1) aujoud'hui un texte et une pensée poétique, 2) demain des citations

5 Janvier 2017 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #gens connus, #textes, #mesaphorismes

Mots-clefs : démocratie, politique, hommes politiques, politiciens, députés, élus, élections, chambre des députés, sénat, sénateurs, citations et aphorismes.

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Cet article est remanié et complété à partir de celui paru en avril 2016, avec un texte, une pensée poétique et de nouvelles citations.

Vue panoramique de l'Assemblée nationale

Vue panoramique de l'Assemblée nationale

Le "Perchoir" de l'Assemblée, occupé par Claude Bartolone; ce fauteuil est celui de Lucien Bonaparte lorsqu'il présidait le Conseil des Cinq Cents, il est de David.

La politique

La politique, c’est le gouvernement de la Cité. En ce moment de finance toute puissante, les mauvaises langues diront plutôt que c’est l’impérium de la City…

Dans les arcanes de la chose politique, on distingue les réalistes qui soupèsent le champ des possibles avant d’agir, les idéalistes qui le laissent ouvert sans jamais le refermer, par soif d’absolu, et les utopistes, pour qui dépasser l’impossible est une question de temps, ce qui rendrait triviale toute action dans le présent. Plus malins, les opportunistes attendent de récolter dans le champ des possibles ce qui sortira des circonstances. Ils sont donc parmi les plus nombreux ! N’oublions par les démagogues : s’ils épousent leur temps, c’est toujours pour dire au peuple ce qu’il a envie d’entendre. Ils n’ont par définition aucune hauteur de vues, mais peuvent avoir des vues, cachées, dont il faut se méfier.

Sur le registre proprement politicien, la politique est l’objectif avéré des sincères, l’alibi des arrivistes et l’arme des ambitieux. Pour y déployer leur art, il y a les partis. Quand on est à la tête des partis, on est presque arrivé ! Dans les partis, on trouve des écuries présidentielle et des chevaux de retour qui s’accrochent aux rênes et font semblant de pousser leurs poulains.

En politique,  il y a le marais des politiciens ternes mais intègres, et le marécage, c’est-à-dire les affaires.  En politique, on peut être aux affaires, en faire sous le manteau, et terminer devant le juge quand elles tournent mal.

La politique est souvent mal embouchée. On s’insulte dans les médias, on s’invective à l’Assemblée, mais on se tutoie à la buvette avec force accolades. Disons qu’en politique les élus décorés sont plus nombreux que les élus distingués, et que la porte du fair-play, dans ce milieu, n’est ouverte que par ceux qui en sortent, ce qui est rarement de leur plein gré !

La politique, par ailleurs, n’est pas insensible aux groupes de pression, là où l’intérêt général laisse place aux intérêts particuliers. A ce sujet, l’un de mes amis député dit toujours : « Les lobbies sont partout : j’en ai même constitué un pour les dénoncer ».

La politique, fait nouveau, prétend aimer les entrepreneurs tout en détestant l’entreprise. On compte des libéraux de gauche et des étatistes de droite. Les politiques cultivent leur relations au moins autant que les paradoxes.

Les politiques, la vox populi et les faiseurs d’opinion entretiennent des relations ambigües. L’opinion donne la matière aux sondages, puis les sondages font l’opinion. Par conséquent, en ces temps d’économies, il vaudrait mieux que les politiques aillent à la rencontre de l’opinion plutôt que de commander des sondages !

Fort heureusement, la politique, c’est aussi la démocratie, le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Comme chacun sait, le pire des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres ! Car si la robe de Démocratie n’est pas d’un blanc immaculé, sa Chambre reste courtisée, n’en doutons pas !

Aux hommes politiques de faire de l’inefficacité un regret, du manque de courage un remords, du bien public un dessein tout neuf et de l’avenir une vision.

Sinon, attention à ce que dans le peuple la populace ne devienne pas… populaire. Car alors, un autocrate ne sera jamais loin pour ramasser la mise.

Daniel Confland 

(Je me suis autorisé à mettre quelques miennes citations en italiques)

Photo du Perchoir : Le "Perchoir" de l'Assemblée, occupé par Claude Bartolone; ce fauteuil est celui de Lucien Bonaparte lorsqu'il présidait le Conseil des Cinq Cents, il a été créé par le peintre David.

 

Le Perroquet, pensée poétique

 

 

 

Salle des Conférences du Sénat (Palais du Luxembourg)

Salle des Conférences du Sénat (Palais du Luxembourg)

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