Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Citons-precis.com/citations

20 citations ironiques d'Alfred Capus sur les femmes, leurs maris et le mariage

11 Avril 2023 , Rédigé par Daniel Confland Publié dans #gens connus

 

Après des études scientifiques et des échecs à Polytechnique et aux Mines, Alfred Capus (1857-1922) s'oriente vers le journalisme. Il publie des chroniques fantaisistes  au Gaulois, dans l'Illustration, puis des articles pour le Figaro (sous le pseudonyme de Graindorge), dont il devient le rédacteur en chef en 1914. Pendant la guerre, il y rédige un bulletin quotidien patriotique. Parallèlement, il publie des romans, comme "Qui perd gagne" ou "Faux départ". C'est au théâtre de boulevard qu'il obtient cependant ses plus grands succès littéraires : "Brignol et sa fille", "La veine", "Les deux écoles", "La châtelaine", ou encore "L'aventurier". Après la Présidence de la Société des gens de lettres, Alfred Capus est élu à l'Académie française en 1914.

Grâce à son ton ironique, à la fais caustique et bienveillant, à la finesse de ses observations sur la société de son temps, Capus fut surnommé le "Prince de l'esprit". Longtemps oublié malgré les adaptations cinématographiques de certaines de ses oeuvres, Alfred Capus fait l'objet aujourd'hui d'une reconnaissance littéraire renouvelée. 

L'on dira que les aphorismes ci-dessous fleurent bon leur misogynie et leur patriarcat bourgeois. Mais l'auteur, il est vrai, s'exprime dans la seconde moitié du XIXème siècle. Et sur le sujet des femmes, des maris et du mariage, il y a sûrement des invariants qui continuent et continueront encore longtemps à susciter l'ironie, ou au moins à faire sourire.

DC

 

Sources :

 

Les citations

 

- A notre époque, on ne se marie jamais très bien du premier coup, il faut s'y reprendre. 

- Le mariage est une chose et l'amour en est une autre. L'amour passe et le mari reste. 

- Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière. 

- Quand une femme a une profession, elle n’a pas besoin de mari ; un amant suffit.    

-  Que d'époux ne sont séparés que par le mariage.  

Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles !

- Elle cherche un mari pour sa fille et une femme mariée pour son fils.   

- Les célibataires connaissent mieux les femmes que les homme mariés; sinon ils seraient mariés. 

Ce qui est grave dans un ménage, c’est que l’un des deux époux aime et l’autre n’aime pas. Mais s’ils ne s’aiment ni l’un, ni l’autre, ils peuvent être heureux.  

- Il y a des femmes qui n'aiment pas faire souffrir plusieurs hommes à la fois et préfèrent s'appliquer à un seul : ce sont les femmes fidèles.   
 

Alfred Capus, photo Académie française.

 

Chez les femmes, la fidélité est une vertu, mais chez les hommes, c'est un effort.  

- Epouser une femme qu'on aime et qui vous aime, c'est parier avec elle à qui cessera le premier d'aimer.    

- Une femme doit suivre son mari, pas le poursuivre.  

Je veux bien être embêté toute ma vie par les femmes, mais pas par la même.  

- Il y a des femmes qu'on ne devrait jamais épouser soi-même. On devrait les laisser épouser par ses amis.

Un mari trompe sa femme, et après l'aime davantage. C'est le côté moral de l'adultère du mari.  

L’infidélité de son mari, il faut des années pour en avoir le soupçon ; il suffit d’un quart d’heure pour en être sûre.  

- Je crois aux maris aveugles, je crois aux maris complaisants, je crois aux maris à qui c'est égal, je crois à ceux qui en meurent, je crois à ceux qui en vivent, je crois à tous les maris, mais je ne crois pas au mari qui veut savoir et qui ne sait pas.

- Epouser sa maîtresse, c'est à se demander s'il ne vaut pas mieux épouser celle des autres. 

- Une maîtresse est aussi embarrassante qu'une femme, quand on n'en a qu'une. 

 

°°°

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article