Les dictionnaires :
À l'encan (mettre) : vendre aux enchères, vendre au plus offrant, vendre au rabais.
À l'origine, l'expression vient du latin In quantum, qui signifie "Pour combien". C'est donc l'action de vente aux enchères qui est au départ concernée. Dès le XIIIème siècle, on constate des variantes dans l'usage, sans que le sens diffère : à l'encan, inquant, enquant. On trouve cette dernière forme en Provence. Or, en raison du verbe incantare (crier en une sorte de chant), en usage aussi dans cette région, une assimilation s'est faite entre les termes, conduisant à la la locution "vendre à l'enchantement", synonyme de "vendre à l'encan".
Dès le Moyen-Age, l'expression a aussi désigné la vente au plus offrant. Mais progressivement, le sens de "mettre ou vendre à l'encan" a pris par ailleurs une tournure péjorative : le bien que l'on vend, on ne le vend plus de gré, mais contraint et forcé, notamment en raison de la situation financière du vendeur. Bref, on brade !
DC
Sources et références :
https://www.littre.org/definition/encan
https://www.cnrtl.fr/etymologie/encan
https://www.expressio.fr/expressions/mettre-a-l-encan
°°°
Une pensée poétique comme exemple :
La prétentaine
A mon cœur défendant, bien qu'à mon corps voulant
Je m'égare et m'abîme dans maintes histoires vaines
Tandis qu'à des ébats je cours la prétentaine
J'ai l'amour à la peine et le corps à l'encan.
Daniel Confland
°°°
Pour recevoir des alertes par mél sur les nouveaux articles parus,
abonnez-vous à la newsletter.
°°°